Article de La Nouvelle République

« Depuis juin 2020, Le Bon Endroit accueille des enfants avec des troubles du spectre de l’autisme pour leur accorder un moment de répit.

C’est rue Girard-de-Vasson dans le quartier de la Tranchée, loin des structures traditionnelles pour l’accueil d’enfants autistes, qu’apparaît le bâtiment. Une pancarte indique : « Le Bon Endroit ». Une cuisine, un grand séjour avec une cheminée, trois autres pièces destinées aux activités et un grand jardin où trônent fièrement un trampoline, des bicyclettes, des trottinettes, des ballons et tout un tas d’autres jeux pour enfants. Le lieu ressemble à s’y méprendre à une maison familiale. « Le but était effectivement de reproduire cette ambiance et sortir d’un cadre de soin », explique Céline Gaud, responsable du dispositif répit.

« Il fallait lever la soupape de la cocotte- minute »

Chaque jour de la semaine, sauf le dimanche, Le Bon Endroit accueille un ou deux enfants* toujours accompagnés par deux éducateurs spécialisés pour un suivi individuel. Au programme, des activités ludiques, sensorielles et des balades dans la nature. Trois salles ont été transformées spécialement : une salle de jeux symboliques, une salle sensorielle et une salle pour les activités physiques. « Il fallait un dispositif pour ces enfants qui lève la soupape de la cocotte-minute », ajoute Jacques Biringer, président de l’association Apajh de l’Indre-et-Loire. Unique différence avec une maison classique, les murs sont vides et blancs, et les seules couleurs qui ressortent sont celles des jouets disposés dans chaque pièce. Une différence assumée : « L’aspect très épuré permet de ne pas perturber les enfants, qui peuvent être rapidement distraits » commente Céline Gaud.

Ainsi en moyenne, les enfants viennent deux fois par semaine se changer les idées et profiter des activités ludiques. « Le projet est né pendant le premier confinement au printemps dernier, mais il n’en est pas à l’origine », précise Guillaume Masset, directeur général de l’Apajh. « Le premier confinement a simplement révélé encore plus ce besoin de répit qu’avaient les enfants […]. Certains n’allaient plus à l’école et d’autres ont pu se mettre en danger. »

En lien constant avec le service de pédopsychiatrie de l’hôpital Bretonneau qui aide les enfants avec troubles du spectre de l’autisme, Le Bon Endroit propose un accompagnement unique : « La singularité est que le lieu est ouvert tout au long de l’année, il ne s’arrête pas après les vacances scolaires comme les autres institutions. De plus, le projet est souple et agile suivant les besoins des familles et des proches », fait remarquer Guillaume Masset. « 

https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/le-bon-endroit-un-lieu-de-repit-pour-les-enfants-et-pour-les-parents

*Merci à Auriane de la La Nouvelle République Indre-et-Loire pour cette jolie retranscription des actions du Bon Endroit ! Petite rectification : nous accueillons entre deux et quatre enfants par demi-journée !